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title: "Paroles d’expert — Sarah El Gharbi : « Le GEO, c’est du SEO, avec une évolution »"
description: "🎤 Paroles d’expert Sarah El Gharbi Consultante SEO & GEO freelance · Marseille (toute la France) GEO Part de voix IA SEO Netlinking 📋 L’essentiel — Ce qu’il faut retenir de l’interview La mécanique de citation : une IA découpe la question en sous-questions et reconstruit une réponse à partir de plusieurs sources. Être la… Lire la suite"
url: "https://meilleurs-consultants-seo.fr/paroles-d-expert/sarah-el-gharbi/"
author: "Kevin PAPOT"
date: "2026-08-20T15:33:37+00:00"
lang: "fr_FR"
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# Paroles d’expert — Sarah El Gharbi : « Le GEO, c’est du SEO, avec une évolution »

 ![Sarah El Gharbi, consultante SEO et GEO freelance à Marseille](https://meilleurs-consultants-seo.fr/wp-content/uploads/2026/08/sarah-el-gharbi.svg)🎤 Paroles d'expert

## Sarah El Gharbi

Consultante [SEO & GEO](https://sarahelgharbi.fr) freelance · Marseille (toute la France)

 GEO Part de voix IA SEO Netlinking 

 

📋 L'essentiel — Ce qu'il faut retenir de l'interview

- **La mécanique de citation** : une IA découpe la question en sous-questions et reconstruit une réponse à partir de plusieurs sources. Être la page qui répond le plus clairement à une sous-question compte plus qu'être premier sur Google.
- **Mention ≠ citation** : la mention construit la connaissance que le modèle a de la marque, la citation avec lien fait exister la marque comme source, et c'est la seule qui ramène du trafic.
- **La mesure** : panel figé de 30 à 100 prompts sans nom de marque, trois à cinq passages par prompt, raisonnement en taux de citation. En dessous, on mesure du bruit.
- **Netlinking** : la grille de sélection a désormais deux colonnes, les métriques d'un côté, le taux de citation du domaine sur la thématique de l'autre. Certains spots achetables il y a deux ans sont désormais écartés.
- **Conviction** : *« Le GEO, c'est du SEO, avec une évolution. »* Dans vingt-quatre mois, la visibilité IA sera une ligne du reporting SEO, pas une prestation à part.
 

 Sommaire de l'interview1. [L'interview en 20 questions](#interview) — citations IA, signaux, panels de prompts, KPI, netlinking, contenus propriétaires, budget
2. [À propos de Sarah El Gharbi](#bio)
3. [En savoir plus / contacter Sarah](#cta)
 
## L'interview en 20 questions

1Qu'est-ce qui fait concrètement qu'une marque est citée par ChatGPT plutôt qu'un concurrent qui ranke pourtant mieux sur Google ?

Le classement Google et la citation par une IA ne répondent pas à la même mécanique. Google classe des pages sur une requête. Une IA, elle, **découpe la question de départ en plusieurs sous-questions**, va chercher une réponse à chacune, et reconstruit une réponse unique à partir de plusieurs sources. Ce qui compte n'est donc pas d'être premier sur la requête, c'est d'être la page qui répond le plus clairement à l'une des sous-questions. Une page 7ème sur Google qui répond en trois lignes à la bonne sous-question passe devant une première page qui noie la réponse dans 2 000 mots.

Ce qui entre en jeu :

- **La structure de la page** : une réponse directe en haut de page, des titres qui posent de vraies questions, des tableaux, des chiffres. Une IA extrait beaucoup plus facilement une liste ou un tableau qu'un paragraphe dense.
- **La qualité des données structurées**, ce balisage invisible qui dit à la machine qui est l'auteur, quelle est la prestation, quel est le prix de départ.
- **Les critères de confiance et l'E-E-A-T**, et là on parle de multicanal. Est-ce qu'il y a une activité Trustpilot, LinkedIn, Reddit, YouTube que le concurrent n'exploite pas ou sous-exploite ? La marque qui existe à plusieurs endroits se fait confirmer par plusieurs sources, et une IA cite ce qui est confirmé ailleurs.
- **La fraîcheur des données** : une page datée et récente passe devant une page identique sans date.

Et une conséquence pratique : on n'optimise plus une page pour un mot-clé. **On traite un sujet entier**, en anticipant toutes les questions annexes que le modèle va se poser.

2As-tu identifié des corrélations fortes entre visibilité SEO et visibilité GEO, ou vois-tu régulièrement des acteurs très différents ressortir ?

Oui, la corrélation est forte : **un site bon en SEO a de grandes chances d'être cité en GEO**. Je ne vois pas apparaître une famille d'acteurs complètement différente. La différence est ailleurs : là où le SEO raisonne en backlinks, l'IA va plus loin et se base sur du multicanal. Les mentions et les avis clients comptent énormément, plus que tout le reste selon ce que j'observe.

Le décalage se voit surtout sur les **requêtes informationnelles**, pour l'instant. C'est là que les IA sont le plus utilisées, et c'est là qu'on trouve des sites cités qui ne sont pas les mieux placés sur Google.

3Parmi backlinks, mentions de marque, presse, forums, Reddit, YouTube et contenus propriétaires : quels signaux semblent réellement peser dans les réponses des LLM ?

Tout ce qui est cité dans la question compte. Mais s'il fallait choisir, je dirais dans l'ordre : **les mentions de marque, les forums** (jusqu'ici Reddit en tête, mais on observe des changements cette semaine), **YouTube et LinkedIn**.

Le contenu propriétaire est tout aussi important, à condition qu'il se différencie du reste. Une IA recherche de la donnée originale, d'expert, chiffrée de préférence. **Un contenu qui reformule ce que disent déjà quarante sites n'a aucune raison d'être choisi comme source** : le modèle sait déjà le produire.

4Une mention de marque sans backlink peut-elle aujourd'hui avoir plus de valeur GEO qu'un backlink classique ?

Il faut distinguer deux choses qu'on confond souvent. **Une mention, c'est le nom qui apparaît dans le texte de la réponse. Une citation, c'est un lien qui renvoie vers le site.**

Une simple mention, non, je ne pense pas qu'elle vaille plus qu'un backlink. Une citation avec lien, oui, clairement. C'est elle qui fait exister la marque comme source, et c'est la seule qui ramène du trafic.

Cela dit, les deux ne jouent pas au même moment. Les mentions répétées construisent la connaissance que le modèle a de la marque : elles l'associent à un métier, à une zone, à un niveau de qualité. La citation, elle, se joue sur une réponse précise. On a besoin des deux, mais **c'est la citation qu'on vise et qu'on mesure**.

5Comment déterminer les sources que ChatGPT, Gemini ou Perplexity considèrent comme faisant autorité sur une thématique précise ?

Pour moi, il suffit de regarder les résultats et les sources des SERP et des réponses IA, avec les AI Overviews de Google, et de relever les sources citées par les IA sur les prompts de la thématique. Perplexity affiche ses sources, ChatGPT en mode recherche aussi, les AI Overviews également.

En pratique, je fais tourner le panel de prompts du client et je note les domaines cités. Au bout de quelques dizaines de réponses, la liste se stabilise et on voit apparaître **les quinze ou vingt sites qui reviennent tout le temps** sur le sujet. C'est cette liste qui devient la cible, pas un classement d'autorité générique.

Je regarde aussi les sources des pages citées : une page reprise par une IA cite elle-même des sources, et ce sont souvent celles-là qui font autorité en amont.

6Est-ce qu'obtenir des mentions sur les sources déjà fréquemment citées par les IA est devenu une stratégie de netlinking à part entière ?

Oui, et c'est probablement **le changement le plus concret dans ma façon d'acheter des liens**.

Avant, je construisais une liste de spots à partir de métriques d'autorité et de trafic. Je continue de le faire, parce que le SEO reste le premier apporteur de trafic. Mais j'ajoute une colonne : est-ce que ce domaine est cité par les IA sur la thématique du client ? La réponse se vérifie, elle ne se devine pas.

Le résultat est parfois contre-intuitif. Un site avec de très bonnes métriques mais jamais cité sur le sujet apporte de l'autorité SEO et strictement rien en GEO. À l'inverse, un forum spécialisé, un comparateur ou un annuaire sectoriel avec des métriques médiocres peut être cité dans une réponse sur deux.

Une nuance : ce travail ressemble beaucoup à des relations presse. On ne cherche plus seulement un lien, **on cherche à figurer dans les pages que les IA lisent**, y compris quand c'est un classement, un comparatif ou un fil de discussion.

7Quand tu travailles le GEO d'un client, comment construis-tu ton panel de prompts pour éviter de mesurer une visibilité complètement artificielle ?

Le piège numéro un, c'est le prompt qui contient le nom de la marque. « Que penses-tu de la marque X ? » donne toujours une réponse flatteuse et ne mesure rien du tout. Ces prompts existent chez moi, mais dans un bloc séparé, qui sert à vérifier ce que l'IA raconte sur la marque. **Ils ne comptent jamais dans la part de voix.**

Ensuite :

- Partir des **vraies questions des clients**, celles qui reviennent en rendez-vous, par mail ou en commentaire. Ce sont les seules formulations naturelles.
- Croiser avec les requêtes réelles de la Search Console et les questions posées sur les forums du secteur.
- **Mélanger les intentions** : la découverte (« quelle agence pour X »), la comparaison (« X ou Y »), le problème (« mon site ne ressort pas sur telle requête »), le local (« consultant SEO à Marseille »), le prix.
- Inclure des prompts que le client ne peut pas gagner aujourd'hui. S'il ressort sur 100 % du panel dès la première mesure, le panel est trop facile et ne montrera jamais de progression.
- **Figer le panel.** Si on change les prompts entre deux mesures, on ne compare plus rien. Toute évolution du panel est datée et documentée.

8Quel volume de prompts et quelle fréquence de mesure te semblent nécessaires pour obtenir une vraie « part de voix IA » exploitable ?

En dessous d'une trentaine de prompts, on mesure du bruit : un prompt gagné ou perdu fait bouger le pourcentage de plusieurs points et on tire des conclusions sur rien.

Ce qui me paraît tenir la route, c'est un panel entre **30 et 100 prompts** sur une thématique, et surtout chaque prompt exécuté plusieurs fois, **trois à cinq passages**. Deux conversations neuves avec le même prompt ne donnent pas la même réponse : c'est le taux de citation sur l'ensemble des passages qui a du sens, pas le résultat d'un tirage unique.

Pour la fréquence : une **mesure complète par mois** pour le suivi client, ce qui correspond au rythme auquel les choses bougent vraiment. Et un noyau réduit, quinze ou vingt prompts, mesuré chaque semaine quand on est en pleine campagne et qu'on veut voir un effet arriver.

Dernier point, et il est souvent oublié : une part de voix n'existe que face à une **liste de concurrents fixée à l'avance**.

9Comment gères-tu la volatilité des réponses : modèles différents, nouvelles conversations, personnalisation, localisation ou reformulation des prompts ?

C'est le vrai sujet technique du GEO, et c'est ce qui sépare une mesure exploitable d'une capture d'écran. Mes règles :

- Toujours en **conversation neuve, sans compte connecté, mémoire désactivée**. Sinon on mesure l'historique de la personne qui teste, pas la visibilité de la marque.
- **Fixer et noter les paramètres** : le modèle, sa version, la langue, la localisation. Un changement de version de modèle remet les compteurs à zéro, et il faut pouvoir dire « la baisse date du jour où le modèle a changé », pas « on a perdu 20 % ».
- Plusieurs passages par prompt, et un raisonnement en **taux de citation** : « cité 4 fois sur 5 », et non « cité, oui ou non ».
- Deux ou trois **reformulations naturelles** par prompt, parce que personne ne pose la question de la même façon. Si la marque ne ressort que sur une formulation, ce n'est pas une position, c'est un accident.
- **Conserver les réponses brutes**, pas seulement le score. Quand un taux baisse, l'explication est dans le texte : un concurrent est apparu, une source a changé, le modèle a reformulé la question autrement.

Et il faut l'assumer devant le client : la volatilité ne se supprime pas, elle se mesure. **On ne promet pas une position, on montre une tendance sur un panel figé.**

10Quels KPI GEO présentes-tu à un client pour démontrer une progression réelle et pas simplement une hausse du nombre de citations ?

Le nombre brut de citations ne veut rien dire : il monte si on ajoute des prompts. Ce que je présente :

- **Le taux de citation** : le pourcentage de prompts du panel où la marque apparaît. Le seul chiffre comparable d'un mois sur l'autre.
- **La part de voix** : le même calcul face à une liste de concurrents fixée dès le départ, avec la place dans la réponse, cité en premier ou non.
- **La nature de la mention** : citation ou simple mention ? Est-ce que la marque est mentionnée en négatif ? D'ailleurs, seule la citation avec lien ramène du trafic.
- **Les pages sources utilisées** : quelle page du site le modèle reprend ?
- **Le trafic et les conversions** venus des IA.

11As-tu déjà réussi à provoquer volontairement une hausse significative des citations d'une marque ? Si oui, quelles actions ont réellement fait bouger les résultats ?

Oui. J'ai un client qui avait un SaaS dans la finance : ils étaient absents des citations et on a réussi à les positionner sur des requêtes GEO essentielles.

Ce qui a fait la différence, c'est le **retravail des pages et de leurs contenus**, la mise en place de **données structurées de qualité** et la structure des pages. On est venu cibler les intentions réelles des utilisateurs en faisant un brainstorm sur ce qui était réellement tapé par les clients sur Google et les IA.

12Quel délai observes-tu entre une action — nouveau contenu, backlink, RP, mention — et un éventuel changement dans les réponses des moteurs IA ?

Il faut séparer deux mécaniques, parce qu'elles n'ont pas du tout le même délai.

Quand la réponse s'appuie sur une **recherche en direct**, ce que font Perplexity, les AI Overviews et ChatGPT en mode recherche, l'effet peut arriver vite : dès que la page est explorée et qu'elle est correctement placée sur la requête sous-jacente. On est sur **un jour à quelques semaines** selon le secteur, et c'est de toute façon le SEO qui commande.

Quand la réponse s'appuie sur ce que le modèle sait déjà, c'est-à-dire son **entraînement**, on parle de mois, et surtout on ne contrôle rien. C'est pour ça que les mentions répétées comptent : elles travaillent sur ce stock-là, mais sans calendrier.

Ma règle de travail : **ne rien conclure avant quatre à six semaines**, et uniquement sur un panel figé mesuré plusieurs fois. Avant ça, ce qu'on voit est de la volatilité.

13Est-ce que tu optimises encore les contenus principalement autour des mots-clés ou davantage autour des entités, questions, concepts et relations entre sujets ?

Les deux, mais plus dans le même ordre. Le mot-clé n'a pas disparu : Google domine toujours 90 % des recherches et reste de très loin le premier apporteur de trafic. Une page qui ne nomme pas la requête qu'elle vise ne travaille ni pour Google ni pour les IA. Ce qui a changé, c'est qu'une page ne vise plus un mot-clé : **elle couvre un sujet en entier**.

Je pars de la requête, puis je liste toutes les questions que quelqu'un se pose autour, et la page doit y répondre. C'est exactement ce que le modèle fait de son côté quand il découpe une question en sous-questions.

Et il y a un travail qui n'existait pas avant : le **travail de cohérence**. Faire en sorte que le site, la fiche Google, LinkedIn, les profils et les mentions désignent visiblement la même personne ou la même société, avec le même nom et la même description. Tant qu'un modèle n'est pas sûr que tout cela est la même entité, il ne recommande pas.

14Les contenus propriétaires — études, données, statistiques, benchmarks — deviennent-ils selon toi un avantage compétitif beaucoup plus important avec le GEO ?

Oui, et c'est peut-être le seul avantage qu'un modèle ne peut pas contourner. L'IA sait produire un contenu générique toute seule, elle n'a aucune raison d'aller le chercher ailleurs et de consommer davantage. **Le chiffre, en revanche, elle ne peut pas l'inventer : si elle veut le donner, elle doit vous citer.**

Effet secondaire, et il est très sous-estimé : une donnée originale se fait reprendre par d'autres sites, ce qui multiplie les mentions et les liens sans les acheter. On travaille le contenu et le netlinking en une seule fois.

À condition d'être citable, et beaucoup d'études ratent là-dessus. Il faut s'assurer d'avoir :

- un chiffre clair, avec la méthode et la taille de l'échantillon ;
- une date visible ;
- un tableau, pas un paragraphe ;
- un accès libre sur une page web ;
- et ne pas bloquer les robots sur son site.

15Pour une requête du type « quelle est la meilleure entreprise pour X ? », comment travaillerais-tu concrètement pour faire entrer une marque dans le top des recommandations ?

Sur ce type de question, l'IA ne lit presque jamais le site de l'entreprise : **elle lit ce que les autres disent d'elle**. Le plus gros du travail se fait à l'extérieur du site :

- **Poser la question aux modèles et relever les sources citées.** Cette liste, c'est le plan de travail. Ce sont presque toujours des comparatifs, des annuaires sectoriels, des classements et des forums.
- **Entrer dans ces pages** : être référencé dans l'annuaire, figurer dans le comparatif, exister dans le fil de discussion. Une entreprise absente de toutes les listes du secteur ne peut pas être recommandée, quelle que soit la qualité de son site.
- **Travailler les avis**, en volume et surtout en fraîcheur : Google, Trustpilot et les plateformes propres au secteur. C'est ce qui départage deux candidats à qualité égale.
- Sur le site, une page qui **répond frontalement à la question**, avec les critères, les tarifs de départ, la zone, pour qui c'est fait et pour qui ça ne l'est pas. Le « pour qui ce n'est pas fait » est ce que les modèles reprennent le plus volontiers, parce que c'est exactement ce qui leur sert à trier.
- **Rétrécir la question.** Devenir « le meilleur pour X dans le secteur Y » ou « pour X à Marseille » est infiniment plus atteignable que « le meilleur pour X », et ce sont ces questions précises que les gens posent réellement à une IA.
- Vérifier la **cohérence de l'entité** partout : même nom, même description, même adresse.
- **Mesurer sur le panel**, sinon on ne saura jamais lequel de ces sept points a fonctionné.

16Le GEO favorise-t-il mécaniquement les grosses marques ou une PME très spécialisée peut-elle « surperformer » face à des acteurs beaucoup plus puissants en SEO ?

Les deux sont vrais, et la réponse dépend entièrement de la **largeur de la question**. Sur une question large, la grosse marque gagne : elle est partout, elle est citée par la presse, elle est dans tous les classements. Personne ne va la déloger sur « meilleur logiciel de X ».

Mais on ne pose pas des questions larges à une IA. On lui pose des **questions précises**, souvent longues, avec un contexte : le secteur, la taille de l'entreprise, la contrainte, la ville. Et sur ces questions-là, la grosse marque n'a rien à répondre, parce qu'elle n'a pas de page qui dit exactement ça, contrairement à la PME spécialisée.

C'est là que le GEO rebat vraiment les cartes, et c'est pour moi la seule bonne nouvelle du moment pour les petits acteurs : le SEO générique s'est refermé, **ces questions précises sont une porte encore ouverte**. À condition d'accepter d'être le meilleur sur quelque chose de très étroit plutôt que visible sur quelque chose de large.

17Comment distinguer ce qui relève réellement d'une optimisation GEO de ce qui n'est finalement que du bon SEO, du branding ou des relations presse ?

Je vais être directe, parce que c'est ma position publique : **le GEO, c'est du SEO, avec une évolution tout simplement**. On ne fait pas du SEO comme il y a vingt ans, pourtant on n'a pas changé de nom à chaque évolution. Je pense que le terme a été inventé par le marché. Je l'ai appris en perdant de gros prospects qui me disaient « vous ne faites pas de GEO ».

Ce qui est réellement spécifique à ces nouveaux changements tient en quatre points :

- **La mesure sur des prompts** plutôt que sur des mots-clés, avec tout ce que ça implique de méthode : panel figé, passages multiples, taux de citation.
- **Le formatage pour l'extraction** : réponse directe, tableaux, données structurées poussées plus loin que ce que le SEO demandait.
- **Le travail d'entité**, la cohérence entre tous les points où la marque existe.
- **L'autorisation des robots des IA** dans le fichier robots.txt. C'est un « détail » technique, mais un site qui les bloque ne sera jamais cité, et ça arrive plus souvent qu'on ne croit.

Tout le reste, la qualité du contenu, l'autorité, les mentions, les avis, c'est du SEO et du marketing qui fonctionnaient déjà avant. Les IA ne les ont pas inventés, elles les ont rendus visibles. Ce qui explique d'ailleurs pourquoi les bons sites en SEO sont, en général, ceux qui sont cités.

18Si tu disposais de 5 000 € uniquement pour améliorer la visibilité d'une marque dans les IA, comment répartirais-tu ce budget ?

- **Mesure** : construction du panel, état des lieux, suivi sur six mois — environ 700 €
- **Travail sur les pages existantes** : réponses directes, données structurées, FAQ balisée, cohérence d'entité, robots.txt — environ 1 300 €
- **Présence sur les sources réellement citées** : annuaires, comparatifs, classements, forums du secteur — environ 1 500 €
- **Un contenu propriétaire** : une étude ou un benchmark avec des données maison — 1 000 €
- **Trustpilot, LinkedIn, YouTube et autres** — 500 €

19Penses-tu que la valeur d'un backlink va progressivement dépendre moins de son autorité SEO que de la probabilité que sa page ou son domaine soit utilisé comme source par les LLM ?

Un domaine cité par les IA est un domaine qui se place bien dans Google en général, parce que c'est souvent là que les IA vont chercher. Ce qui change, c'est que **l'autorité ne suffit plus à justifier un achat** : un domaine puissant mais jamais cité sur la thématique du client apporte de l'autorité SEO et zéro visibilité IA.

Concrètement, ma grille de sélection a maintenant deux colonnes : les métriques et le trafic réel d'un côté, le taux de citation sur la thématique de l'autre. Et je commence à écarter des spots qui auraient été achetés il y a deux ans.

Donc oui, la valeur d'un lien se déplace. Elle ne dépend plus seulement de ce que le domaine pèse, mais de **la probabilité qu'un modèle aille lire cette page précise** pour répondre à la question de votre client.

20Quelle stratégie GEO fonctionne aujourd'hui mais risque, selon toi, de devenir totalement obsolète dans les 12 à 24 prochains mois ?

**Le formatage question-réponse partout.** Aujourd'hui, découper une page en questions courtes avec des réponses directes fonctionne très bien, mais le jour où tout le monde le fait, ce n'est plus un avantage, c'est le minimum. Ce qui fera la différence, c'est la qualité de ce qu'il y a dans la réponse, pas la forme.

**Le fichier llms.txt.** Je ne dis pas qu'il ne faut pas le poser, mais il ne faut pas construire une stratégie uniquement dessus.

**La séparation entre SEO et GEO** : c'est la plus importante, et c'est celle qui me concerne directement. Aujourd'hui on vend deux prestations, avec deux outils et deux rapports. Dans vingt-quatre mois, mesurer sa visibilité dans les IA sera une ligne du reporting SEO, comme les positions mobiles l'ont été en leur temps. Ceux qui auront construit une offre uniquement sur le sigle auront un problème. Ceux qui auront construit une méthode de mesure et de travail, non.

## À propos de Sarah El Gharbi

### Consultante SEO & GEO freelance — Marseille

**Sarah El Gharbi** est consultante SEO et GEO indépendante basée à **Marseille**, et accompagne des clients dans toute la France. Freelance depuis **2023**, elle travaille avec des **TPE, PME, SaaS et entreprises B2B**, du diagnostic à l'exécution, avec un principe simple : faire du SEO pour le chiffre d'affaires du client, pas pour les métriques.

Côté GEO, sa définition tient en une phrase : du SEO appliqué à l'intelligence artificielle, pour que ChatGPT, Perplexity ou Gemini citent votre entreprise quand on leur demande conseil. Sa méthode repose sur une mesure rigoureuse : **panel de prompts figé, passages multiples, taux de citation et part de voix** face à une liste de concurrents fixée à l'avance. Le reste, elle l'assume publiquement : le GEO est une évolution du SEO, pas un métier à part.

Son approche en deux mots : *transparence et résultats mesurables. Un seul interlocuteur, impliqué de l'audit au suivi mensuel, et des recommandations reliées à un objectif business concret.*

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